Sommaire
- Ce que j’essaie de faire avec les épisodes En résumé
- Deux exemples pour voir comment fonctionne cette « compression »
- Le mieux est l’ennemi du bien : l’erreur des « 16 niveaux de lecture »
- Doutes et remise en question du format

Le dessin fait sa part
Dans Evidence Based Bonne Humeur, les épisodes les plus courts sont indéniablement ceux qui me demandent le plus de boulot.
Le principe des « En résumé » est assez simple : partir de réflexions sur un sujet qui feraient, pour d’autres, l’objet d’un billet de blog, d’une chronique ou d’un éditorial, puis essayer de les compresser dans une seule image, avec le moins de texte et d’éléments possible.
J’essaie de construire une petite situation qui puisse être saisie rapidement, mais dans laquelle on peut aussi revenir fouiller. Formulation, détails du décor, choix des mots, ambiguïté(s), positions et couleurs, etc. : tout cela peut apporter autre chose au deuxième regard.
Le dessin fait sa part. Au lecteur (s’il en a envie) de faire la sienne.
Ce principe m’intéresse particulièrement lorsqu’il (puisqu’il !) est question d’esprit critique. Au-delà du vrai et du faux (je ne suis pas un fact-checker ou un « debunker »), il y a toujours autre chose à observer : pourquoi une explication nous convainc-elle ? Qu’est-ce que nous prenons pour une preuve ? Comment nos intérêts influencent ce que nous avons envie de croire ? Que faisons-nous d’une information qui nous emmerde ?
On va donc prendre rapidement deux épisodes récents qui permettent assez bien d’illustrer ce que j’essaie de faire.
L’alarme à l’œil
(à retrouver ici : https://ebbh.fr/2026/06/en-resume-187-lalarme-a-loeil/ )
Au premier regard, le gag est assez simple : un patient réussit son examen de vue et le praticien attribue aussitôt cette réussite à son « approche quantique holistique de l’ophtalmologie énergétique » (avant de réclamer 200 €).
Mais le tableau est truqué d’une manière très élémentaire : ce n’est pas un « vrai » test de lecture, puisque les lettres suivent l’ordre de l’alphabet. Le patient peut parfaitement compléter et le « lire », que sa vue soit désastreuse ou non.
C’est ce petit décalage qui m’intéressait : obtenir le résultat attendu ne suffit pas à prouver ce qu’on croit avoir testé. Encore faut-il se demander ce que le dispositif permet réellement de mesurer, et donc de conclure.
Le vocabulaire pseudo-savant, l’assurance du praticien ou son enthousiaste « PAR-FAIT ! » participent évidemment au gag, mais racontent aussi autre chose : un résultat spectaculaire peut devenir très convaincant dès lors que personne ne regarde de trop près comment il a été obtenu.
Le dessin compresse donc une question assez classique de méthode : avant de s’enthousiasmer pour un résultat, regarder ce qui a réellement été testé. (voir plus bas, les questions complémentaires que l’épisode peut soulever)
Le bénéfice de la croyance
(À retrouver sur https://ebbh.fr/2026/08/en-resume-191-le-benefice-de-la-croyance/)

Cet épisode part d’une affirmation que l’on rencontre régulièrement : « on ne choisit pas de croire ».
Elle me paraît largement juste. Je ne peux probablement pas décider, par simple volonté, d’être sincèrement convaincu que deux et deux font cinq, que la Terre est plate ou que je suis un carré.
Le dessin pousse simplement le raisonnement jusqu’à l’absurde : un personnage propose 200 € à son interlocuteur s’il parvient à décider de croire qu’il est carré. Celui-ci accepte aussitôt… puis annonce triomphalement qu’il y croit.
Évidemment, personne n’est dupe. Mais c’est justement ce qui m’intéressait. Le fait que nous ne puissions pas choisir directement nos croyances signifie-t-il que nous n’avons aucune prise sur la façon dont nous les entretenons ?
Nous ne pouvons sans doute pas décider de croire quelque chose. Mais nous pouvons choisir les personnes que nous écoutons, les arguments auxquels nous nous exposons, le temps que nous consacrons à vérifier une information, ou au contraire les moyens que nous employons pour protéger une conviction qui nous arrange.
Le billet rend simplement cet intérêt caricatural et visible. Dans la vie réelle, le bénéfice d’une croyance peut être beaucoup plus discret : affectif, identitaire, social, idéologique, ou simplement confortable.
C’est cette zone grise qui m’intéresse : nous ne choisissons sans doute pas directement nos croyances, mais cela n’empêche pas de nous interroger sur la manière dont nous les entretenons, les protégeons ou les mettons à l’épreuve. C’est une problématique qui est au cœur du scepticisme (scientifique), particulièrement quand il est militant…
(Voir plus bas des questions complémentaires que l’épisode peut soulever. In God We Trust !)
Mais pourquoi passer par un dessin ?
Avant tout : parce que vous avez déjà des centaines de créateurs de contenu qui passent par les mots ou la vidéo, et qu’il y a donc déjà tout ce qu’il faut (voire un peu plus) de ce côté-là. Et que j’aime pas trop faire comme tout le monde (comme tout le monde).
Mais surtout : parce que l’image m’oblige à compresser.
Il faut trouver ce qui peut être montré plutôt qu’expliqué, retirer ce qui n’est pas indispensable ou s’avère polluant, et chercher une situation capable de porter plusieurs éléments à la fois. [Bref, un « En même temps », mais sans populistes au second tour à la fin. Pardon, je m’égare.]
Elle permet aussi de laisser des blancs, des trous, de la liberté au lecteur. Il peut saisir le premier gag et s’arrêter là. Il peut remarquer autre chose quelques secondes plus tard. Revenir sur une formulation. Se demander pourquoi un élément est présent. Ou partir dans une direction à laquelle je n’avais moi-même pas pensé (bon, ça m’agacera. Mais il peut.).
C’est une grande partie du plaisir que je prends à concevoir ces épisodes : essayer de projeter une réflexion propre dans une image suffisamment simple pour être lue d’un coup d’œil, mais suffisamment ouverte pour enrichir un deuxième regard.
C’est aussi pour cela que j’ai commencé à accompagner certains En résumé d’une analyse.
Et c’est là que les ennuis commencent.
Quand expliquer ce qu’on voulait laisser à découvrir ?
L’idée me plaisait beaucoup : prendre l’image après sa publication et voir tout ce qu’on pouvait en tirer. Les différents niveaux de lecture, les choix de mots, les références, les questions auxquelles elle pouvait conduire. Honnêtement, c’était aussi parce que j’avais le sentiment que mon choix d’un minimalisme graphique faisait que beaucoup s’imaginaient que le fond était tout aussi simpliste. J’avais envie de crier : « mais pt1 arrêtez-vous 5 minutes sur l’image, elle n’est pas celle que vous crovez ! »
J’ai utilisé ChatGPT pour cet exercice, parce que cela permettait aussi de confronter mon intention à la lecture d’un système qui n’avait pas participé à la création (mais me « connaissait suffisamment »). Et d’un système dont je pouvais tester la performance et vérifier les progrès (très impressionnants, sur ces derniers mois). Première erreur, certainement. Parce que l’IA a beau n’être utilisée qu’a posteriori, pour structurer rapidement une analyse sémantique, sa présence crée (actuellement) un effet de halo négatif fort. Créateur de contenu utilisant l’IA = contenu IA, pif paf.
Bref, sur un épisode récent, Blanche colombe et FDP (https://ebbh.fr/2026/08/en-resume-190-blanche-colombe-et-fdp/), nous sommes ainsi arrivés à distinguer… seize niveaux de lecture.
Sur le moment, cela m’a beaucoup amusé. Après réflexion, aidée de quelques retours négatifs, il semble que ça n’amusait que moi.
D’abord parce que plusieurs de ces « niveaux » étaient en réalité des facettes différentes d’une même idée (donc une certaine redondance, et un terme « niveaux de lecture » qui avait dérivé et était devenu inapproprié). Mais surtout parce que l’exercice pouvait donner l’impression exactement inverse de celle recherchée.
Je voulais dire : « regardez tout ce qu’on peut éventuellement tirer d’une image reposant sur le minimalisme graphique ».
Cela pouvait se lire comme : « Tavu, tavu gronul, tout ce qu’il fallait comprendre pour saisir correctement ma création ? ».
Formulé comme ça, je comprends bien que cela puisse devenir insupportable. Plusieurs personnes m’ont d’ailleurs dit ne pas lire ces analyses : trop longues, trop détaillées. Sentiment d’avoir compris, pas besoin de ça (mais comment le savoir, sans les lire ? :p).
Pour certains, donc, le simple fait qu’elles soient générées ou largement rédigées avec ChatGPT constitue déjà un repoussoir. D’autres m’ont fait une remarque qui me gêne davantage : « Je ne comprends pas : quel est le propos de l’image ? »
Celle-là ne concerne plus l’analyse. Elle concerne directement la nature du dessin. Pour ma part, je ne comprends pas ce que signifie, face à ces images, « quel est le propos ? ». Pourquoi faudrait-il UN propos ? Je suppose que c’est aussi parce que je classe les En résumé parmi les créations artistiques (modestement, hein, RANGEZ CE VAN GOGH) quand on attend peut-être en face une simple proposition épistémique à identifier. Une image peut pourtant avoir un thème, provoquer quelque chose, suggérer plusieurs idées, sans qu’il faille nécessairement lui trouver LE propos.
[Au pire, remplacer Les Tournesols par « Merguez-partie » des Musclés. Le principe est grosso modo le même.]
Mais une création doit-elle être expliquée ?
La difficulté est qu’une image comme celles-ci fonctionne volontairement sur plusieurs étages.
Le premier doit rester assez simple.
Dans Blanche colombe et FDP, par exemple, l’insulte est littéralement transformée en projectile et le personnage l’esquive. Au niveau le plus élémentaire, son « propos » est assez banal : une attaque verbale n’a pas forcément à nous atteindre (ceci dit, ça ne fait pas de mal de (se) le rappeler, non ?).
On peut ensuite aller chercher davantage : ce qui donne son poids à une insulte, le jugement de celui qui la prononce, notre réaction immédiate, la possibilité de créer une distance entre ce qui provoque une réaction et ce qui mérite réellement notre attention. Et même « qu’est-ce qu’une insulte », et qui en décide : l’auteur et son intention ? Celle qu’on lui prête ? La blessure éventuellement ressentie ?
Si on s’en tient au premier niveau, on peut donc me répondre : « Ouais, ok. Merci captain obvious. » [ma femme]
Si je développe ce qui se trouve derrière, la réaction devient : « C’est intello, long, et prétentieux : j’ai aucune envie de lire tout ça. » [Ma femme aussi. Ma remise en question n’arrive pas par hasard…]
Et là, je me retrouve dans une position très inconfortable.
Une idée originale n’est évidemment pas obligée d’être compliquée. Certaines des meilleures idées paraissent même extrêmement simples une fois formulées. Mais il est impossible de produire régulièrement une réflexion à la fois immédiatement compréhensible, originale, profonde, drôle et ne demandant aucun effort de décryptage.
Ce serait demander beaucoup à un seul rondhomme. Franchement, qui, en 2026, émet chaque semaine une idée simple, forte et nouvelle ? Je me méfierais de celui qui aurait cette prétention.
Mais pour en revenir à notre sujet (moi !) : peut-être ai-je surtout surestimé le plaisir que le lecteur prendrait à ce décryptage. Car c’est bien là le contrat implicite des En résumé : je prends plaisir à compresser, en supposant que quelqu’un prendra plaisir à décompresser.
Or cette deuxième partie du contrat ne dépend pas de moi.
Et si les gens préféraient simplement autre chose ?
C’est là que les retours sur ces analyses ont fini par faire naître chez moi un doute plus général sur les En résumé eux-mêmes.
J’adore les concevoir. Ils me demandent souvent bien plus de travail que mes épisodes longs. Dans un dialogue de plusieurs cases, je dispose de place pour développer une idée, guider progressivement la lecture, faire intervenir une objection, préciser ce que je veux dire. C’est linéaire.
Dans un En résumé, tout ce confort disparaît. Il faut enlever, fusionner, déplacer, suggérer. Trouver une situation qui fasse une partie du raisonnement à ma place, à la place des mots, qui seront réservés à autre chose. Puis enlever encore. Et maintenir la superposition sans que rien ne s’occulte.
Et pourtant, plusieurs lecteurs m’ont spontanément dit préférer mes épisodes longs, alors que… personne ne m’a jamais fait la remarque inverse… C’est là que je crois avoir commis une erreur assez banale de créateur : confondre la difficulté à fabriquer quelque chose avec l’intérêt qu’il présente pour celui qui le reçoit.
Parce qu’un épisode m’a demandé beaucoup de travail, parce que j’ai passé du temps à chercher sa forme, affronté l’inconfort (parfois violent) du renoncement à y mettre certaines bonnes idées, et parce que moi je vois tout ce qui a été comprimé dedans : j’ai naturellement tendance à lui accorder une valeur particulière. Peut-être un vague lien avec l’effet Ikea !
Mais le lecteur ignore tout cela. Et surtout : il n’a aucune raison de s’en soucier. Savoir si ça m’a irrité le nombril n’est pas son problème.
L’effort de l’auteur et le plaisir du lecteur sont deux axes totalement distincts.
Une œuvre difficile à produire peut être parfaitement ennuyeuse. Une idée griffonnée en deux minutes peut être formidable. Dit ainsi, ça paraît évident. Ça l’est beaucoup moins quand il s’agit de son propre travail, qu’on a mûri pendant plusieurs jours, en occupant ses insomnies à tenter de trouver le petit truc qui décoince et résoudra une tension dans l’image.
Alors, continuer ?
Je ne sais pas. Une petite voix me souffle d’arrêter. Notamment celle qui a un œil sur le soutien qu’on m’apporte sur Tipeee, qui montre bien que depuis que j’ai un peu plus investi ce format, BON. (L’autre raison vraisemblable est que j’ai presque cessé de publier des épisodes longs, les gardant inédits pour Un sceptique bien entouré, tome 2, à paraître vers mi-octobre)
Les En résumé répondent-ils réellement à une attente ? Manifestement, pas autant qu’espéré. Je propose un jeu de décryptage à des gens qui, lorsqu’ils croisent un dessin humoristique sur leur écran, sont visiblement venus chercher autre chose. N’ont pas le temps, ou certainement pas envie de le perdre à ça. Ou même, dans pas mal de cas, n’en comprennent pas le principe (d’où ce billet, à l’origine). Pas qu’ils soient trop cons, hein. C’est juste… un mode qui m’est propre. Un goût pour la superposition et l’ambiguïté que peu trouvent satisfaisantes (il y a tout de même quelques personnes qui m’y rejoignent, semble-t-il. Mais très peu en proportion. Je soupçonne aussi qu’il faut aimer se confronter à une forme d’inconfort, comme face à un casse-tête.)
Bref, la question à 200 € (tout est toujours à 200 €, dans ce billet) : faut-il arrêter de faire ce qu’on aime créer parce que ça ne rencontre pas son public ?
Je pourrais consacrer davantage de temps aux formes qui semblent mieux fonctionner. Ce serait parfaitement rationnel. (Mais je pourrais aussi taper en continu sur l’homéopathie et l’ostéopathie : ça ferait réagir, et j’aurais tout plein de likes de gens voulant signaler qu’on est dans le même camp…)
Mais si je ne produis plus que ce que les statistiques et les retours désignent comme le plus efficace, je risque aussi de perdre une bonne partie de ce qui me donne envie de produire : l’enthousiasme, et le sentiment de faire un truc que personne d’autre ne fera. Peut-être faut-il donc juste accepter que les En résumé restent une forme plus confidentielle.
Peut-être dois-je mieux les présenter, et surtout (ça, ça me semble désormais acté) arrêter de les ensevelir sous des analyses qui finissent par donner l’impression qu’un mode d’emploi était nécessaire. Ou pire : une IA, dont l’analyse fournie peut vite vous donner l’impression désagréable d’être pris pour un con. Ou, face à l’avalanche des trucs rédigés par IA, que « Ah merde, lui aussi… ».
Peut-être aussi finirai-je par considérer que, malgré tout le plaisir que j’y prends, le temps qu’ils demandent serait mieux employé ailleurs. Et qu’il me faut tourner la page. Je ne suis pas sûr d’en être capable : ces En résumé ont pour moi une fonction quasi cathartique. Réussir à les faire aboutir (vous ne voyez évidemment pas les échecs) provoque une forme de soulagement. Je termine un épisode comme on met la dernière pièce d’un puzzle.
Pour l’instant, je n’en sais rien.
Et ce sera la conclusion de ce billet. Je pourrais annoncer faire une pause : je ne sais même pas si je serais capable de la respecter. Mais suis-je capable d’en publier encore, uniquement ici sur ce site, sans les annoncer sur les réseaux sociaux, et sans me sentir affecté du fait que moins de 5 personnes semblent y trouver de l’intérêt ? Ce serait bien.
P.-S. Pour ceux qui aiment tirer les fils
Puisque tout ce billet porte précisément sur le plaisir (« ou pas ») de prolonger une image, voici quelques questions que les deux premiers épisodes peuvent encore ouvrir.
L’alarme à l’œil
- Que mesure réellement un test lorsqu’il est trop prévisible ?
- À quoi ressemblerait ici un faux négatif ? (question très stimulante !)
- Quel rôle jouent les mots « quantique », « holistique » ou « énergétique » ?
- Le patient est-il seulement victime du dispositif, ou participe-t-il aussi à sa validation ? (« c’est compliqué »…)
- Et que vient faire exactement « l’alarme à l’œil » dans le titre ?
Le bénéfice de la croyance
- Si nous ne choisissons pas directement nos croyances, jusqu’où sommes-nous responsables de la manière dont nous les entretenons ? (c’est tout le sens de l’expression « responsabilité épistémique », qui devrait être BIEN PLUS au cœur des discussions et travaux des sceptiques à mon avis)
- Comment distinguer une conviction sincère d’une affirmation intéressée ? (bon courage pour celle-là)
- Quels bénéfices moins visibles que 200 € peuvent favoriser certaines croyances ?
- À partir de quand protéger une croyance contre le doute devient-il lui-même un choix ?
- Et le In God We Trust imprimé sur le billet est-il vraiment là par hasard ? (spoiler : non. Ça fait partie de ces trucs ou je me fais vraiment chier pour glisser quelque chose que personne ne remarque, ou dont, s’il le remarque, il ne se demandera pas trop pourquoi c’est là. Ici, j’attire l’attention sur la responsabilité épistémique de la croyance en dieu, dans un pays dont les P*TAINS DE BILLETS DE BANQUE portent en toutes lettres une profession de foi. Parce que je ne me remets pas de ce truc auquel on s’est habitué mais qui est absolument surréaliste, et TELLEMENT contraire à la liberté. Ils auraient pu être encore plus explicites en mettant « In God You MUST Trust ». Bref, je crois que vous sentez bien, surtout si vous avez lu ce billet jusqu’ici et vu la longueur de cette parenthèse, l’envie que j’ai de « dire des choses » et la frustration qui est la mienne quand je le fais de façon compressée dans une image, mais que personne ne vient la dézipper 😀 )

