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Doute en Ronds, journée pédagogique à St Joseph du Havre

À Saint-Joseph du Havre, le 24 mars 2026, devant les près de 200 enseignants de l’institution, au cours d’une journée pédagogique exceptionnelle. C’était FORMIDABLE 🙂

Après quelques ateliers détente, ma conférence spectacle de 10h30 à 12h30, un (bon) repas à la cantine, puis une conférence sur l’esprit critique de Carine Ossard, les enseignants ont été répartis en autant de groupes qu’il y a de matières, et ont chacun passé une heure à échanger et travailler sur les biais cognitifs et blocages que pouvaient rencontrer leurs élèves et eux-mêmes dans certaines situations type. Chaque groupe a fait ensuite une restitution synthétique de leur discussion.

Enrichissant, chaleureux, concret… La journée a été PARFAITE ! Un immense merci pour cette invitation 🙂



Témoignage de Guillaume DEMEILLERS, directeur de l’Institution Saint Joseph

Il y a des rencontres qui marquent une journée pédagogique, et d’autres qui marquent durablement une communauté éducative. La venue de Romain Meunier et de son spectacle‑conférence Doute en Ronds appartient clairement à la seconde catégorie.

Romain n’est pas seulement un artiste, ni seulement un conférencier : c’est un passeur. Un passeur d’idées, de nuances, d’inquiétudes fécondes. Un homme dont le parcours professionnel, fait de choix courageux et profondément humains, résonne avec ce que l’école doit défendre aujourd’hui : la liberté intérieure, l’exigence intellectuelle, la responsabilité de penser par soi‑même.

Son intervention a été bien plus qu’une parenthèse culturelle ou qu’un moment stimulant. Elle a été une respiration, un espace offert à chacune et chacun d’entre nous pour ressentir – presque physiquement – que le doute n’est ni un renoncement ni un repli.
Le doute, tel que Romain nous l’a donné à voir et à vivre, est un mouvement.
Un souffle.
Un geste d’ouverture sur le réel, qui permet enfin à la pensée d’avancer.

Dans un monde saturé d’informations et de non‑informations, de certitudes fabriquées, de complotismes séduisants, de récits qui prétendent dire vrai au détriment de la science et du discernement, l’intervention de Romain a apporté ce que peu de discours théoriques parviennent à offrir : une expérience sensible de l’esprit critique.
Une manière de rappeler que penser, ce n’est pas s’opposer : c’est interroger.
Que douter, ce n’est pas se perdre : c’est chercher.
Et que cette quête, loin d’être réservée aux chercheurs ou aux philosophes, est à la portée de tous — jeunes comme adultes.

C’est précisément pour cela que l’École doit s’emparer du sujet sans attendre.
Former à l’esprit critique n’est plus une option : c’est une responsabilité civique, humaine, pédagogique.
Et des personnalités comme Romain Meunier nous y aident puissamment, parce qu’elles conjuguent profondeur, sensibilité, humour et accessibilité. Parce qu’elles donnent envie, tout simplement, de penser un peu mieux.

Au‑delà de son talent, nous avons tous été touchés par l’homme :
son authenticité, son écoute, son intelligence des situations, sa manière de mettre chacun en mouvement sans jamais imposer.
Ce sont ces qualités‑là, rares et précieuses, qui ont fait de sa présence un moment vraiment marquant de notre journée pédagogique dédiée à l’esprit critique.

Nous lui exprimons ici toute notre gratitude.

À Saint‑Jo, nous en sommes convaincus : penser change tout.
Et grâce à des intervenants comme Romain Meunier, penser change aussi ceux qui enseignent.

Guillaume DEMEILLERS
Chef d’établissement
Institution Saint Joseph du Havre
Collège et lycée à sections européenne, orientale et internationale


En résumé #181 : l’amer dénigre !


Le dénigrement est souvent gratuit.
Le travail un peu plus honnête, nuancé, dessiné et parfois drôle, lui, peut être soutenu sur Tipeee.
Je ne tire toujours pas de l’ensemble de mes activités un salaire décent (a.k.a. un SMIC), donc… MERCI !


L’aviez-vous ? – le traditionnel décryptage de ChatGPT (Et on passe maintenant à la version 5.4 !)

Il y a plusieurs niveaux intéressants, et la planche est plus subtile qu’un simple “arrêtez d’être méchants”.

Le niveau le plus explicite, c’est la thèse affichée d’emblée : l’esprit critique ne se confond pas avec une posture de démolition. Tu opposes clairement la critique à la simple charge. Autrement dit, critiquer, ce n’est pas seulement repérer ce qui cloche, c’est aussi être capable de voir ce qui mérite d’être sauvé, amélioré, ou reconnu. Là, la planche tape juste parce qu’elle vise une dérive réelle : l’idée que l’exigence intellectuelle consisterait surtout à “descendre” les autres.

Deuxième niveau : tu ne dis pas seulement qu’il faut être “gentil”, tu convoques quelque chose de bien plus précis, avec la charité et l’humilité épistémiques. C’est fort, parce que ça déplace la discussion du registre moral superficiel vers un registre intellectuel exigeant. La charité épistémique, c’est essayer de comprendre l’autre sous sa forme la plus recevable, pas sous sa version la plus caricaturale. Et l’humilité épistémique, c’est reconnaître qu’on peut soi-même mal comprendre, simplifier abusivement, ou rater quelque chose. Donc la planche ne dit pas : “soyons doux”. Elle dit plutôt : une critique honnête suppose une discipline intérieure rare.

Troisième niveau, très malin : la planche se met elle-même en difficulté. Le bandeau noir formule l’objection la plus évidente : “Bref, tu dénigres les dénigreurs !” C’est presque un piège logique ou rhétorique tendu à l’énoncé principal. Et la dernière réplique répond en refusant cette symétrie : non, le problème n’est pas “eux” en tant que personnes, mais le fait qu’ils ne produisent pas assez de constructif. Donc tu essayes de distinguer la critique d’une attitude de dénigrement de la critique d’une pratique discursive stérile. C’est là que la planche devient intéressante : elle n’annule pas la tension, elle l’assume.

Quatrième niveau : il y a une lecture presque autocritique du milieu sceptique/rationaliste. On sent derrière la planche une fatigue face à certaines manières de “faire de l’esprit critique” qui donnent surtout à voir de la supériorité, de l’ironie, de la mise à distance, parfois du règlement de comptes symbolique. Le dernier cartouche est très parlant : “J’adorerais pouvoir dire du bien de tout ce qu’ils font de constructif…” C’est une phrase qui sonne comme une frustration plus que comme une attaque. Elle suggère : je ne demande pas l’absence de critique, je demande du positif, de la construction, de la transmission.

Cinquième niveau : il y a peut-être aussi un petit jeu sur le plan affectif. “L’amer dénigre” évoque celui qui critique par ressentiment, par aigreur, par déception mal digérée. Donc le dénigrement n’est pas présenté comme une vertu de lucidité, mais comme une tonalité émotionnelle. En creux, tu rappelles que l’esprit critique peut être animé par autre chose : curiosité, honnêteté, souci de justesse, désir d’améliorer.

Sur le plan rhétorique, la planche fonctionne bien grâce à trois choses.

D’abord, elle commence par une négation très forte : “PAS”. Ça pose le cadre.

Ensuite, elle se complexifie avec des mots plus rares ou exigeants : “charité” et “humilité épistémiques”. Ça évite le simplisme.

Enfin, elle anticipe sa propre contradiction apparente. C’est sans doute ce qui lui donne sa profondeur : elle sait très bien ce qu’on va lui objecter, et elle l’intègre dans le dispositif.

Là où je trouve la planche particulièrement réussie, c’est qu’elle ne dit pas seulement : “le dénigrement c’est mal”. Elle dit en substance :

La critique digne de ce nom est difficile, car elle suppose de ne pas céder à la facilité psychologique et sociale de la démolition.

Il y a quand même une fragilité possible dans la réception : certains pourraient estimer que la dernière case ne lève pas complètement le paradoxe. Car dire “je ne les dénigre pas, je regrette qu’ils ne construisent rien” peut encore être entendu comme une forme raffinée de dénigrement. Mais ce n’est pas forcément un défaut : au contraire, ça laisse apparaître une vraie tension humaine et intellectuelle. La planche ne prétend pas résoudre magiquement le problème ; elle montre qu’il existe.

Ma lecture synthétique serait donc :

  • niveau 1 : l’esprit critique n’est pas la démolition
  • niveau 2 : une bonne critique demande charité et humilité
  • niveau 3 : la planche met en scène l’objection qu’elle s’expose à recevoir
  • niveau 4 : elle critique en creux certaines pratiques du milieu critique lui-même
  • niveau 5 : elle oppose une critique de ressentiment à une critique de construction

Ma synthèse la plus fine serait :

Cette planche ne défend pas une critique plus douce ; elle défend une critique plus juste.
Elle ne s’oppose pas à la vigueur ; elle s’oppose à la stérilité.
Et elle suggère que l’élégance intellectuelle consiste moins à savoir frapper qu’à savoir quoi sauver.

En résumé #180 : Modérément convaincant


Je vous invite à me soutenir sur Tipeee.
Sans nuance ni modération.


L’aviez-vous ? – le traditionnel décryptage de ChatGPT (5.2), qui n’en finit pas de m’épater.

Lecture immédiate (le gag visuel)

L’image repose sur une métaphore très simple et très efficace : une balançoire penche du côté du personnage qui se dit “radical”, comme s’il “pesait” davantage dans l’échange. En face, le personnage qui défend la nuance semble plus léger, donc moins influent dans ce rapport de force.

Le gag fonctionne immédiatement, mais il pointe aussi quelque chose de très réel : dans beaucoup de débats, la posture la plus tranchée donne une impression de force, de cohérence, de conviction — parfois indépendamment de la qualité de l’analyse.


Niveau 2 — Une asymétrie logique (plus qu’un simple jeu de mots)

Le personnage rouge dit :

  • « Moi, j’suis RADICAL. »
  • « Je suis DONC radicalement radical. Logique ! »

On pourrait y voir une simple redite comique. Mais l’effet est plus subtil : il met en scène une cohérence entre le contenu de sa position et sa manière de la défendre.

Autrement dit : s’il se définit par la radicalité, il est cohérent (au moins rhétoriquement) qu’il la défende radicalement.

C’est là que se crée l’asymétrie avec le personnage qui défend la nuance :
on peut difficilement être “radicalement nuancé” sans risquer de cesser d’être réellement nuancé.

L’épisode montre ainsi qu’il existe des positions qui se prêtent mieux que d’autres à l’emphase, à l’intensification, à la démonstration de force — ce qui leur donne un avantage dans certains débats, même avant de discuter du fond.


Niveau 3 — “Avec modération” : faiblesse… ou cohérence ?

Le personnage de droite répond :

  • « …Je défends la NUANCE ! »
  • « Mais avec une certaine modération*. Logique ! »

À première vue, cela peut passer pour une faiblesse : il semblerait moins assuré, moins offensif, moins “convaincant”. Mais on peut aussi lire cette réplique de façon plus fine : le personnage essaie de rester cohérent avec ce qu’il défend.

S’il défend la nuance, il ne peut pas en faire un absolu brutal sans la trahir. Sa formule devient alors une méta-nuance :

  • il défend la nuance,
  • sans en faire un dogme,
  • donc il reste nuancé… sur la nuance elle-même.

Autrement dit, il ne dit pas :
“il faut toujours nuancer, face à tout, quoi qu’il arrive”
mais plutôt :
“la nuance est une valeur importante, qui a elle-même des limites et des conditions d’usage.”


Niveau 4 — Une difficulté classique des positions réflexives

L’épisode touche ici à un problème plus profond, qu’on retrouve dans d’autres domaines (notamment autour du scepticisme) :

  • Peut-on défendre le scepticisme de façon dogmatique ?
  • Peut-on affirmer avec certitude absolue qu’il faut toujours rester prudent ?
  • Peut-on prêcher l’anti-dogmatisme… dogmatiquement ?

Le personnage “nuancé” se retrouve dans cette tension : s’il intensifie trop sa défense de la nuance, il risque de se contredire performativement ; s’il reste cohérent avec la nuance, il paraît moins puissant dans un espace qui récompense l’affirmation nette.

C’est précisément ce qui rend l’épisode intéressant : il ne montre pas seulement un contraste de tempéraments, mais une asymétrie structurelle entre types de positions.


Niveau 5 — Le contexte (et pourquoi l’épisode compte)

L’épisode prend un relief particulier dans un contexte où l’on voit parfois des injonctions du type :

  • “avec nous ou contre nous”
  • “si tu demandes de la nuance, c’est déjà que tu tolères l’intolérable”

Dans ce cadre, demander de la nuance peut être interprété (ou caricaturé) comme une forme de complaisance envers ce qu’il faudrait combattre clairement — par exemple des logiques autoritaires, fascisantes, ou déshumanisantes.

Le problème devient alors explosif, parce que le mot nuance recouvre au moins deux choses très différentes :

  • nuance comme exigence de précision (distinguer, hiérarchiser, contextualiser),
  • nuance comme atténuation réflexe (diluer, temporiser, renvoyer dos à dos).

Quand la tension est forte, beaucoup entendent automatiquement la seconde dès qu’on propose la première. L’épisode ne “résout” pas ce conflit (et c’est sans doute impossible en une vignette), mais il montre quelque chose d’essentiel : dans ce type de contexte, la nuance part souvent avec un handicap rhétorique.


Niveau 6 — Ce que l’épisode ne dit pas (mais qu’il évite)

L’épisode ne dit pas :

  • “tout se vaut”
  • “soyons tièdes”
  • “la modération est toujours la bonne réponse”
  • “la radicalité est forcément vide”

Il ne sanctifie pas non plus la nuance comme valeur absolue.

Il met plutôt en scène un problème de rapport de force discursif : certaines postures “pèsent” plus lourd que d’autres parce qu’elles s’auto-renforcent plus facilement, se disent plus vite, se montrent mieux, s’affichent plus nettement.

La justesse, elle, n’a pas toujours cet avantage de forme.


Niveau 7 — La note finale (très importante)

La petite note (« Un combat assez inégal, donc. Sauf à être plusieurs. ») change beaucoup de choses.

Elle évite une lecture fataliste (“la nuance est condamnée”), et elle évite aussi une lecture psychologisante (“les modérés seraient juste faibles”).

Elle suggère une autre idée : si la nuance est désavantagée lorsqu’elle est isolée, elle peut retrouver du poids lorsqu’elle est collective, structurée, relayée, assumée par plusieurs voix. Autrement dit, la solution n’est peut-être pas de rendre la nuance plus “radicale”, mais de la rendre moins solitaire.


Enjeu de fond (version courte)

Cet épisode parle moins de “modération” au sens mou que d’une difficulté plus précise :

  • comment rester cohérent avec une valeur de nuance,
  • sans la transformer en dogme,
  • et sans disparaître dans un espace qui récompense surtout la force d’affirmation ?

C’est aussi ce qui le rend important : il ne défend pas la nuance comme posture confortable, mais il montre le coût rhétorique de certaines cohérences.


Nuancer, ce n’est pas absoudre. C’est viser juste — sans faire de la nuance un absolu.

En résumé #179 : Balec’


Que vous me souteniez sur Tipeee ou pas… balec’ (non).


L’aviez-vous ? – le traditionnel décryptage de ChatGPT (5.2), qui n’en finit pas de m’épater.

1) Niveau comique (immédiat)

La chute repose sur un faux retournement : le personnage se donne des airs de nuance et de recul (“Moui… PEUT-ÊTRE”), mais finit par avouer que ce n’est pas du doute… juste du “j’en ai rien à foutre”.
Le contraste entre posture intellectuelle et aveu final fait l’effet comique.

2) Niveau psychologique

L’épisode part d’un constat très humain : le doute est inconfortable, surtout quand un sujet nous touche de près. Quand l’enjeu est fort, l’incertitude peut devenir pénible à supporter. La tentation n’est alors pas seulement de chercher une certitude… mais aussi de se désengager émotionnellement.

3) Niveau esprit critique / scepticisme

Le cœur de l’épisode est là : il distingue le scepticisme du cynisme (ou de l’indifférence).

  • Le scepticisme : accepter l’incertitude, continuer à examiner, rester exigeant.
  • Le cynisme / “balec” : réduire l’inconfort du doute en cessant de se sentir concerné.

Autrement dit, douter n’est pas la même chose que s’en foutre.

4) Niveau rhétorique (le “faux doute”)

Le “PEUT-ÊTRE” est volontairement ambigu : il ressemble à une marque d’humilité intellectuelle, mais la dernière réplique révèle qu’il sert surtout de masque social. L’épisode pointe ainsi une posture fréquente : utiliser les codes de la nuance pour couvrir une forme de retrait.

5) Niveau éthique / politique (plus large)

L’épisode suggère qu’il peut y avoir une logique dangereuse dans cette posture : si l’on transforme systématiquement la distance critique en indifférence, on finit par confondre prudence et démission.

C’est une question très actuelle : comment rester nuancé sans devenir passif ?

6) Niveau “auto-critique” (le plus inconfortable)

L’épisode ne vise pas seulement “les autres”. Il montre un mécanisme dans lequel on peut tous se reconnaître : quand un sujet nous fatigue, nous angoisse ou nous dépasse, on peut être tenté de rebaptiser notre retrait en “lucidité”.

C’est précisément là que l’esprit critique peut aussi s’appliquer… à soi-même.


En creux, ce que défend l’épisode :

Une position exigeante mais plus saine : rester concerné sans prétendre être certain.

En résumé #178 : EBBH compromet gravement sa participation aux REC 2026


Si vous aussi, vous préférez qu’on utilise les bons mots pour désigner les viennoiseries,
soutenez moi sur Tipeee.


L’aviez-vous ? – le traditionnel décryptage de ChatGPT (5.2), qui n’en finit pas de m’épater.

1) Niveau comique (immédiat)

Le ressort principal, c’est une comparaison absurde :
soigner une maladie avec l’homéopathie / dire “chocolatine”.

Le lecteur (et le personnage) réagit naturellement : « quel est le rapport ? »
Et la chute répond par une formule qui détourne l’expression “il faudrait consulter” :

  • consulter un médecin (pour la santé),
  • consulter un dictionnaire (pour le mot).

La blague fonctionne parce qu’elle superpose ces deux sens dans une même phrase, puis les explicite en note.

2) Niveau rhétorique (fausse analogie volontaire)

L’épisode met en scène une mauvaise analogie… mais de manière consciente et comique.
C’est justement parce que la comparaison est disproportionnée qu’elle attire l’attention.

Le personnage qui demande « quel est le rapport ? » joue un rôle important :
il verbalise l’objection du lecteur et évite que la planche passe pour une simple assimilation brute.

Autrement dit, la planche sait que l’analogie est bancale — et c’est là qu’elle devient drôle.

3) Niveau langage / culture (chocolatine vs pain au chocolat)

Le mot “chocolatine” active immédiatement un terrain culturel et identitaire (surtout à Toulouse).
Tu utilises un débat lexical très connu, très affectif, mais globalement léger, comme matériau humoristique.

Ça permet de créer un contraste avec le registre médical :

  • d’un côté un enjeu potentiellement sérieux (se soigner),
  • de l’autre une querelle de vocabulaire souvent traitée sur le mode de la joute locale.

Le décalage est la blague.

4) Niveau esprit critique (en creux)

Même si c’est un épisode promo / clin d’œil, il y a un fond EBBH très net :
il rappelle qu’il existe des situations où la tolérance à l’approximation a des limites.

La formule : « c’est pas forcément grave, mais à un moment, faudrait quand même consulter » pose une frontière utile entre :

  • ce qui relève de la blague, des usages, des habitudes,
  • et ce qui demande un recours à une source compétente.

C’est une manière légère de réaffirmer un principe central : sur certains sujets, il faut aller voir mieux informé que soi (ou que le voisin).

5) Niveau méta (promo intégrée à l’épisode)

La planche sert aussi de support de communication pour les REC Toulouse, mais sans avoir l’air d’une simple affiche. Tu intègres la promo dans une vraie blague EBBH, ce qui évite l’effet “encart publicitaire plaqué”.

Le bandeau supérieur et le bloc REC Toulouse en bas fonctionnent comme une sorte de cadre événementiel, tandis que la blague reste autonome.

Résultat : on peut apprécier l’épisode même sans venir aux REC — et si on vient, on se sent “dans la blague”.

6) Niveau auto-dérision / connivence

Le “Oof.” final renforce la dimension “pique amicale” : ça signale que l’épisode est conscient de son côté provoc local (surtout à Toulouse), et qu’il assume la petite douleur symbolique infligée.

Cette mini-réaction évite que la punchline paraisse dogmatique : on est dans la taquinerie, pas dans la leçon.


En creux, ce que défend l’épisode

On peut plaisanter sur les mots, les habitudes et les identités locales… mais quand il s’agit de santé (ou de connaissance), consulter la bonne source reste une bonne idée.

En résumé #177 : In Trump They Trust


Soutenez moi sur Tipeee, et je rachète le Groland.


Comme d’hab, la lecture par ChatGPT (5.2 en mode thinking)

Pas mal. J’ajouterai que je souligne aussi un point pas négligeable dans l’épisode : ceux qui nous inquiètent aujourd’hui sont ceux qui ont contribué de façon décisive à la défaite du nazisme (USA et URSS).
Alors… on appelle qui demain ?

Addendum

En résumé #176 : Moyen++


Addenda : le phénomène ne relève pas forcément QUE de la psychologie *sociale*, puisqu’il se produit également… avec des objets, dont le jugement peut subir des distorsions similaires (serait-ce à lier à l’effet de dotation, voire, soyons fous, à l’effet IKEA ? Je ne fais que poser des questions).


Soutenir mon travail sur Tipeee ,
même très symboliquement,
te placera de facto et objectivement
BIEN AU-DESSUS DE LA MOYENNE🤓

(Démonstration disponible sur demande)


Et hop, une fois encore, je file l’image à ChatGPT, qui n’en sait rien jusque là, et vous mets son analyse (à noter cependant qu’il « me connait ». Une analyse demandée par quelqu’un d’autre donnerait probablement un résultat différent (?))

En résumé #175 : Happy new Yeah!

Une bonne année 2026 : promis, jurés !



Un immense merci à celles et ceux qui suivent et apprécient mon travail, et au petit groupe qui me soutient sur Tipeee ! Sans vous, je n’aurais pas pu continuer🙂


Une fois encore, jouons à « avez vous lu ce qu’y voit ChatGPT ? » (qui n’en finit pas de m’épater, j’avoue) :

En résumé #174 : une hirondelle ne fait pas la science !


Si une hirondelle ne fait pas le printemps… un tip petit aide à faire l’épisode suivant → me soutenir sur  Tipeee 🙂


Et tiens, j’y retourne, car j’aime bien par curiosité demander a posteriori à ChatGPT comment il lit l’image (conclusion : parfaitement). Pour vous, ça peut faire office de « solution » : avez-vous identifié les différents niveaux de lecture proposés ?

Nouvel EBBH ! « En résumé : en résumé. »

Salutations, gens qui viennent jeter un œil à mon site 🙂

Peut-être l’aurez aperçu : un nouvel EBBH est né. « En résumé : en résumé. »
Je vous en parle juste après cette page de pub/info sur l’ensemble des quatre ouvrages disponibles :

Alors, « En résumé : en résumé. », ben, en résumé, c’est un recueil de tous les épisodes En résumé publiés de 2018 à 2025… commentés, en fonction de ce qu’ils m’inspirent rétrospectivement.

Retour à l’autoédition pour cette fois (en attendant le tome2 d’Un sceptique bien entouré chez Book-e-Book toujours !), mais via Amazon KPD. Gros avantages : Amazon les imprime à la demande et gère les expéditions. Donc pour moi, pas de stock à évaluer, financer et entreposer, et un mois de décembre que je ne passerai cette fois pas à préparer des colis (qui vous coûteraient plus en frais de port). Bref, je teste cette solution, d’autant plus appréciable que j’ignore totalement combien de personnes vont souhaiter acquérir ce livre.


[MISE À JOUR !!!]
Nouvelle édition, avec une toute nouvelle couverture (la première, couleur pêche, manquait de peps, parait-il), et des pages numérotées ! (oups). Bref, nouveau lien également, pour la commander :
https://www.amazon.fr/dp/B0G6VLLHFX

(Celles et ceux qui disposent de l’édition initiale, que j’enlèverai bientôt de la vente, auront donc la satisfaction de détenir un livre rare !)

[MISE À JOUR 2 !!!]

Puisqu’il y a, semble-t-il, des amateurs et qu’on m’en a fait la demande, « En résumé : en résumé. » est désormais disponible en version eBook / Kindle. Pour lecture en format paysage.

https://www.amazon.fr/dp/B0GBCG9XQM


Notez qu’il y a déjà, au moment où j’écris ces lignes, 14 évaluations avec commentaires enthousiastes, et une jolie note de 5 étoiles ! (si vous avez le livre, je vous encourage vivement à laisser une éval. Merci pour lui 🙂 )
Je vous mets le résumé qu’en fait actuellement l’IA [sur la première édition !] :


Quelques images ? Allez.


En résumé #172 : Tous les mèmes !


Annonce : le recueil commenté « En résumé : en résumé. » arrive très, très bientôt, sur Amazon KPD.
Vous y retrouverez tous les En résumé de 2018 à 2025, accompagnés de commentaires inédits 🥰.


Et pour me soutenir, même si vous pourrez le faire TOUT EN VOUS FAISANT PLAISIR en commandant ce nouveau livre, il y a toujours Tipeee, pour m’offrir un petit café 🙂

En résumé #171 : Soupe vulgaire (grandissons !)


Bonus pop : souvenez-vous que dans Le cœur a ses raisons, on pouvait littéralement hurler “Êtes-vous soudainement un spécialiste de la tomate ?” – preuve que la soupe fait grandir… surtout les drames.

🫶 Soutiens la vulgarisation… pas la soupe !

Si tu apprécies les épisodes EBBH, leur humour et les efforts pour faire grandir sans hurler sur tout le potager, tu peux soutenir mon travail sur Tipeee : 👉 https://fr.tipeee.com/evidence-based-bonne-humeur

Doute en Ronds : la conférence jonglée !

Doute en Ronds est la « conférence spectaculaire » (ou conférence jonglée) que je propose, pour les publics de tous âges (à partir de 9 ans). En versions adaptées aux contraintes, contextes et publics, pouvant durer une à deux heures. Je vous laisse quelques liens pour découvrir le contenu en images, ou en vidéos :


Billets sur ce site
(mais vous pouvez aussi sélectionner la catégorie « Doute en Ronds »)


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